J'aime ces temps autrement. 
Jours d'attente.
Jours plus en profondeur.
Jours plus en creux.
Peut-être parce qu'ils sortent de l'ordinaire.
Aussi parce qu'ils impliquent, entrouvrent, retournent.
Sans doute aussi parce qu'en posant un œil, voire deux, sur le calendrier, jour après jour, on perçoit l’attention oubliée, l’inhabituel regard à poser, l’autre pas à oser.
Plus qu’autrement, la Parole parle, dans l’inattendu, ouvrant une épaisseur imprévue à ce qui aurait pu n’être que lumière trop fade.
Attendre mieux, veiller encore, chercher toujours.
Ce qui donnera au chemin la courbure nécessaire, l’élan suffisant, pour qu’au matin de Pâques, l’ordinaire du jour garde la saveur des quarante jours passés.

Et en prime, une petite vidéo trouvée chez Anne-Priscille !