Des Petits Riens Qui Disent Tant...

Au fil des jours, dans le plein d'un quotidien affable, écouter pour y trouver des pépites de vie, pour y entendre une Présence...

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mercredi 24 août 2016

Des trous dans le papier...

Des mois, des jours. Beaucoup. Trop peut-être.
J’ai laissé le temps doucement apaiser la douleur de l’absence, l’étourdissement du manque.
Les enfants ont grandi. On parle de lui. Souvent.
C’est fou comme la mort dévaste, abime, dégonde des portes, renvoie les plus petites évidences dans des tréfonds insoupçonnés, ouvrant des trappes que l’on avait pas vues.
On s’invente des adverbes pour ne rien écrire qu’on pourrait regretter, du définitif, ou du tranchant.
A bout de bras, on jette des encore et des pourtant.
Autour, certains ont pris une autre place, d’autres se sont effacés, sans prévenir, sans savoir, sans dire.
La vie, quoi.
En plus, en moins.
Un autre équilibre. Autrement. Pas loin.
Comme une promesse.
Avec des trous dans le papier.

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dimanche 2 novembre 2014

Et ça, aussi, parce que c'est la saison !...

 

...Espérance...
Tu parles d’un mot !... Bien trop compliqué, bien trop long. Trop de lettres, trop de bruit autour.
Surtout quand à côté, il ne te reste que le silence. Et l’absence. Et le vide. Sidéral. Abyssal.
Tellement facile d’en jouer quand tout va bien. Tellement facile de le murmurer aux oreilles des autres.
Mais quand tu as le nez dedans, vas-y, essaie de le prononcer, sans le faire grincer de mauvaise foi. Essaie d’y mettre tout ce qui pourrait te rassurer, te simplifier les choses. Essaie juste d’y croire. Rien qu’un instant.

Pourtant, il va bien falloir s’y accrocher. Et grandir avec ce vertige du vide.
La peur pourrait être bien mauvaise conseillère. La peur comme un mal. La mort comme une fin.
La foi n’anesthésie pas. Jamais. La douleur est là, bien comme il faut, juste là où il faut.
Pas besoin de la cacher. Pas besoin de chercher à l’éteindre comme on étouffe un feu.
Pas maintenant. Et sans doute jamais. 

Mais Dieu s’y cache.
C’est mon espérance.
Aussi.

 


vendredi 31 octobre 2014

Rien. Juste ça...

 

Rien. Juste ça. Pour ne pas avoir à en dire plus.
De la douceur inattendue d’un soleil d’automne.
De ce souvenir de toi, au vent du soir.
De nos colères, de nos embrouilles, de nos erreurs.
De l’odeur du livre neuf, que je respire comme toi.
De la mer, du ressac, des marées, des tempêtes.
Du papier, des mots. Et de leur justesse.
De ces photos. De ton regard moqueur.
Traces d’enfance.
De ta main, accrochée à la mienne, avant de partir.
De mes prières, arrachées à la nuit.
De ce fauteuil. Le tien, jusqu’au dernier jour.

Les enfants continueront de courir. Les arbres continueront de grandir.
Juste ça. Mais tellement plus encore.

Et rien que nos vies.
Sans toi.
Ailleurs...

 




jeudi 26 juin 2014

De la saveur douce des choses...

 

La saveur d’un abricot.
Le bruissement des ailes de l’oiseau.
Le rayon du soleil du soir, comme un clin d’œil.
Le mail, ami, qui arrive juste quand il faut.
La rencontre, bavarde, remuante, touchante, celle qui vous remet en route.
Le mot, glissé là, au milieu des Lectures du jour.
Le silence apaisant pour éteindre la colère.
La lumière si douce des soirs de juin.
Cette coïncidence, qui, forcément, n’en est pas une.

Et Dieu, qui prend soin de tout ce qui se dessine dans nos vies, à sa façon, dans une douceur infinie…

 

 

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lundi 2 juin 2014

A toi, mon filleul...




 

C’est à toi que je vais m’adresser ce soir. Tes parents, tes sœurs, écouteront et je suis sûre qu’ils te raconteront, plus tard.

Me voici devant toi, dans cette église, aujourd’hui, parce que tes parents m’ont demandé d’être ta marraine. C’était un dimanche en fin d’après-midi, au téléphone. Ton papa a voulu me parler, de toi, et de leur projet pour toi. Je peux le dire maintenant, je crois que j’ai vite compris où il voulait en venir ! Je n’ai pas donné ma réponse tout de suite. J’ai essayé de dissimuler mon enthousiasme, je n’ai pas réussi à cacher ma joie. Il me fallait un peu de temps, pour réfléchir, pour pouvoir dire OUI, comme un vrai OUI.

Et pour leur répondre, j’ai écrit. Une longue lettre adressée à tes parents. Avec des mots, choisis, posés, accrochés au papier.

Devenir aujourd’hui ta marraine, au côté de ton parrain, c’est un vrai job à temps plein ! Parce que, il faut que tu le saches, je ne vais pas te lâcher ! Être parrain, être marraine, c’est s’attacher à son filleul, comme deux vies, liées, reliées entre elles par quelque chose de plus grand, quelque chose qui nous dépasse. Le lien qui doucement va se tisser entre toi et nous sera le signe de notre attachement à toi. Nous apprendrons à te connaitre, tu apprendras à nous apprivoiser. Et ce quelque chose qui nous dépasse, c’est Dieu !

Bien sûr, on sera là, à tes côtés, pour tout ce qui marquera ta vie. Mais aussi, plus discrètement, je t’embarquerai dans mes prières, pour que Dieu s’invite au cœur de ta vie. Pour que Dieu soit Celui qui anime ta vie.

Tes parents, en demandant le sacrement du baptême pour toi, s’engagent à te parler de Dieu. En acceptant d’être ta marraine, je m’engage aussi à te dire et à te redire, à temps et à contre temps tout ce que Dieu veut pour toi. Ce soir, tu rejoins les mille et une petites lumières qui scintillent dans le cœur de Dieu. En devenant enfant de Dieu, tu t’inscris dans cette lignée d’hommes, de femmes. Et ce soir, je ne peux m’empêcher de penser à Mamie, qui de là où elle est, doit être si heureuse de nous voir, ici, dans cette église, pour toi…

Voilà, sois le bienvenu dans cette Eglise, que nous bâtissons depuis 2000 ans, chacun, avec ce que nous sommes, nos limites, nos failles, mais surtout notre joie.

Que cette nouvelle vie à laquelle tu es appelé soit belle pour louer Dieu sans fin, riche pour rendre grâce à Dieu en tout temps, et forte pour vivre debout malgré les tempêtes !

Au jour de ton baptême, le 31 mai 2014.








mardi 27 mai 2014

Voilà...

 

…Rien à ajouter…





Collégien d’une classe de 6ème.




dimanche 25 mai 2014

Regarder un peu plus loin...



 

Des rencontres, plein de rencontres, mais sans doute pas assez.
Des heures à partager, à expliquer, à témoigner, à dire, mais sans doute pas assez.
Des kilomètres sous les pieds, du soleil plein la vue, mais sans doute pas assez.
Du vent plein les yeux, du silence plein les oreilles, mais sans doute pas assez.
Des chants, des sourires, des larmes, mais sans doute pas assez.
Des pardons à murmurer, des mercis à chuchoter, mais sans doute pas assez.
Des lectures, à écouter, à goûter, à entendre, mais sans doute pas assez.
Des jeunes, des vieux, une église pleine, mais sans doute pas assez..



 

Mais peu importe, l’Essentiel était là…




mardi 13 mai 2014

Hier à deux mains...



 

A force de vouloir attraper hier à deux mains, j’ai perdu mon temps.
Celui qui m’était imparti.
J’ai essayé de courir, plus vite. J’ai essayé d’avancer, plus loin.
L’hiver m’a dépassée. Le printemps m’a rattrapée.
Par petits morceaux, l’enfance s’en va.
Mais rien ne s'efface vraiment.
Tes mots quand tu me parlais de Dieu
Je les ai relus.
Les jours passent. Les heures s’ajoutent. Les minutes s’envolent.
Au creux de la nuit, j’ai retrouvé Dieu.
Lui ne m’avait pas perdue.






samedi 10 mai 2014

Paname...

 

Finalement…

Paris…

C’est assez beau Clignement d'œil

 

Paris




vendredi 28 février 2014

Au loin...

 

“Il y a un lien indissoluble entre Dieu et nous.

Nous trouver, c’est Le trouver.

Et Le trouver, c’est nous trouver.”

Maurice Zundel






dimanche 9 février 2014

Piquant, salé, épicé, c'est comme vous voulez !...




 

Encore un week-end à vous regarder, à vous écouter.
Il fallait juste être là, pour essayer de vous amener à poser votre regard autrement. Sur l’autre, sur le monde.
C’est toujours assez effrayant de voir combien vous êtes enfermés dans les apparences, comme un carcan trop bien ficelé, un non-dit ou un trop-dit dangereux.
Il faut être pareil. Se ressembler pour mieux s’approcher.
Même coiffure, mêmes chaussures. Même langage, mêmes mots. Sinon, t’es pas de mon clan.
Aucune place à la différence. Zéro marge d’ajustement.

Soixante collégiens, ensemble, c’est sportif. Histoires de filles, histoires perdues. Vies bancales, vies tordues. Du vrai, du rude, du monde, quoi. Ta petite vie bien tranquille, tes enfants bien dans leurs pompes, tu les embrasseras au retour. Là, tu peux juste te secouer pour partager un brin de ton enthousiasme et essayer de rendre ta joie un peu contagieuse.

Alors, on regarde. On s’arrête. On se pose. Avec eux.
Parce que le manque, il est bien là.
En creux de ces vies, il y a l’absence. De repères, de traces, d’histoire, de socle solide, d’ancres bien arrimées.
Pas question de compenser, juste partager.

Alors, on regarde. On s’arrête. On se pose. Avec eux.
Parce que leur vie, elle va déjà trop vite.
Ils oublient de rêver. Ils oublient le silence. Ils parlent, elles parlent, d’un flot incessant de mots. Des mots qui abiment, qui écrasent.
Pas question de juger, juste dire autrement.

Alors, il faut leur dire et leur redire combien la vie est belle, même si…
Que le temps est doux, même quand…
Que le bruit du silence est aussi apaisant que la caresse du vent.
Qu’il faut apprendre, qu’il faut grandir, pour mieux tenir debout.

Et que Dieu est là, pas si loin de vous, même aujourd’hui…

 

 






samedi 25 janvier 2014

Cache pas ta joie !...



 

Il y a dans la joie d’être chrétien quelque chose de l’indicible…

Comme dans le silence, il y a le bruissement de la présence de Dieu.

Dieu est là. Dieu nous précède, Dieu nous attend.

En allant chercher Simon, André, Jacques et Jean, le Christ nous redit combien Dieu a besoin des hommes. Là où ils sont. Là où ils EN sont. Avec l’unique promesse que le projet que Dieu fait pour chacun est le meilleur.

Va, sors, avance, suis-moi. Ces mots maintes fois répétés par le Christ, nous appellent, vous, moi, chacun.

Il faut nous mettre en route. En mouvement. Devant, le Christ nous ouvre le chemin. Devant, il nous emporte. Devant, il nous veut debout à sa suite. Comme des ressuscités !

Pourtant, on le sait, être chrétien ne nous épargnera rien, ni la souffrance, ni la mort. Mais le mouvement d’espérance qu’entrainent l’élan et la mise en marche à la suite du Christ offre tout de suite une autre perspective. Plus grande, plus belle. Qui nous pousse en avant. Comme un souffle ténu.

Être chrétien, c’est s’attacher à Dieu comme la racine de l’arbre s’attache au sol qui l’accueille. Rien ne lui sera épargnée, il y aura les tempêtes, les pluies, il y aura l’hiver, le froid. Il y aura aussi la chaleur des premiers jours du printemps. Et les nouveaux bourgeons. Et l’arbre grandira.

Et ce matin, à nous de nous interroger : Où Dieu me rejoint-il ? Et moi, où et comment puis-je rejoindre Dieu ?

Tout simplement, au cœur de mon quotidien, au travers de cette porte ouverte sur l’espérance, au creux de cette amitié inouïe que Dieu m’appelle à tisser avec Lui. Et surtout dans cette joie si belle qui devrait transpercer chacun de nos visages.




 





vendredi 6 décembre 2013

Toutes ces évidences...

 

Ces couleurs, douces et tenaces du soleil qui se lève
D’autres, au soir qui vient 
Ton regard quand tu devines mes pensées
La pluie qui glisse sur ton visage
Ton sourire, et tes yeux qui pétillent au milieu de tes rêves
La flamme qui s’enroule silencieusement autour du bois sec
Vos voix pour chanter Dieu quand la nuit enveloppe la ville déjà endormie
Tous ces instants, évidents.
Tous ces silences, aussi.
Et puis
Tes baisers d’enfant
Ces mots, ces mails, ces envols et ces colères
Nos rencontres, nos projets et nos ratés
Ta main qui s’accroche à la mienne
Mes doutes, nos peurs
Et nos élans,
Ce Dieu qu’il me faut dire et aimer et chanter encore toujours plus
Cette abbaye, trop froide
Et l’étole, violette, posée, juste là, à côté
Au cas où 
La brume dans tes yeux
Et celle du matin frais

Et puis, Dieu, comme une évidence au milieu de nos vies

 

jeudi 28 novembre 2013

Et pourtant....

 

Dieu te parle, mais tu ne l’écoutes pas.
Dieu t’attend, mais tu ne t’arrêtes pas.
Dieu t’aime, mais tu ne le sais pas.
Dieu te pardonne, mais tu ne lui parles pas.
Dieu est là, mais tu ne le vois pas.



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Et pourtant…

Si tu savais...




mercredi 30 octobre 2013

Qu'on lui jette des fleurs !...#700


 

Et Thérèse, jetant ses fleurs sur notre nouvel évêque, c’est forcément de bon augure !





samedi 19 octobre 2013

Des embruns d'automne...



 



J’ai mis ma main dans la Tienne et j’ai décidé d’avancer.
Peu importe les vents, peu importe le temps.
C’était il y a longtemps.
Les vagues pourront toujours me bousculer, je tiendrai le cap.

De Ta main, Tu viendras encore longtemps démêler les nœuds de ma vie.
Parce que je tomberai, encore.
C’est par Ta joie que je me relèverai.
Debout. Le regard juste un peu plus loin.





lundi 30 septembre 2013

Et trouver l'équilibre...

 

C’est ton visage posé tendrement sur mon épaule.
Ce sera demain la douceur de tes retours.
C’est ton sourire reconnaissable entre tous.
Ce sera demain tes mots pour nous raconter.

Il y a des soirs au pied du mur.
Parce que, demain, tu t’envoleras vers ce qui t’attend ailleurs.
Un peu plus loin.

Les rêves de nos enfants deviennent aussi les nôtres à force de croiser leurs regards.
Après, c’est juste une question d’équilibre.
Un peu plus grand, un peu plus haut.

Et demain sera encore plus beau.

lundi 16 septembre 2013

Des lettres pour Le dire...


Quelques lettres pour faire un mot. Quelques mots pour faire une lettre.
Des courbes, des droites, des déliés et des pleins.
Des creux, des vides, des sillons et quelques traces.
Des mots choisis, pesés, allégés de la voix pour mieux se poser sur le papier.
Des mots détachés reliés.
L’encre s’accroche à la feuille. Le mot s’envole plus léger.

Je voudrais savoir les choisir, Au plus près.
Pour écrire Dieu au centre de la page, au cœur du papier.
Pour que tu devines, au creux de mes lettres, la douceur de croire.
Parce que rien ne peut Le dire, si ce n’est de Le vivre.
Alors, lis. Relis.
Pour que Dieu s’imprime sur chaque seconde de ta journée.

 




jeudi 5 septembre 2013

Songe d'un soir d'été...

 

 

 

 




“Dans nos solitudes, nous découvrons que notre vie n’est pas une possession à défendre, mais un cadeau à partager.”




in "Prendre soin les uns des autres" – Henri Nouwen – Editions Salvator













mercredi 4 septembre 2013

Au-delà des mots, la mer...




 

Ça pourrait presque ressembler à une ligne de crête. D’un côté et de l’autre du sommet, deux horizons différents mais qui au loin se retrouvent pour tracer une seule et même trace.. Du nord ouest au sud est. Presque.
C’est une visiteuse de la nuit. Cachée. Secrète. Jamais elle ne laisse de traces, ni de commentaires. Je trouve seulement ses mails au réveil. Elle lit plus qu’elle ne dort. Enfin, je crois. D’elle, je ne sais que son métier et son prénom, et celui de ses enfants. Nos mots se sont croisés autour d’une photo pour un endroit qui lui était cher.
Depuis, elle m’écrit.

Ses mots s’ajoutent, dans une autre épaisseur, à ceux qu’elle lit. Ils cognent parfois, réveillent, d’autres fois, touchent, souvent.

Ses mots nous relient et nous révèlent. On pourrait presque y lire une amitié déjà bien amarrée. Dans les remous que le temps provoque, on écoute le bruit des vagues, on entend la houle approcher, et on trouve un autre cap.

Elle entend le doute. Elle partage la joie. Elle rebondit sur les mots.
Le clapotis des vagues nous réunira. Un jour. Pas trop loin d’ici...







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