Des Petits Riens Qui Disent Tant...

Au fil des jours, dans le plein d'un quotidien affable, écouter pour y trouver des pépites de vie, pour y entendre une Présence...

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 25 janvier 2012

(D)ire...


Elle est venue s’assoir juste devant moi. Pour ne pas être à côté. Pour ne pas que nos regards se croisent.
J’avais choisi d’être là, un peu à l’arrière du groupe. Elle a dit quelques mots. Fragilement murmurés au fond d’une église froide et mal éclairée. Quelques mots pour dire tant de choses qu’elle voulait pourtant me laisser deviner.
Son écharpe protégeait la moitié de son visage.
Elle m’a dit qu’elle avait froid. J’ai compris qu’elle se cachait.

Elle voulait engueuler Dieu. Elle voulait lui crier sa colère.
Elle voulait savoir pourquoi, comment. Pourquoi elle, pourquoi eux, mais pourquoi… 
A trop vouloir comprendre, à trop vouloir chercher, elle n’y voyait plus.
Emprisonnée dans ses questions empoisonnées….

Elle voulait crier pour que Dieu l’entende.
Elle avait besoin de hurler puisqu’Il restait sourd.
Il faisait nuit. Il faisait froid. 
J'ai fait grincer la porte lourde et noire.
Dehors, au milieu de la ville en hiver, je veux croire que Dieu l'a entendue.
Sa vie n’était plus que nœuds enchevêtrés comme autant de mots emmêlés.




dimanche 22 janvier 2012

Un tour, à quelques degrés près...

 

Les journées passent, le temps file, plus vite, toujours plus vite.

Pas le temps, plus tard, on verra demain. On se rappelle, faut absolument qu’on se voie.

Ces phrases font le quotidien de beaucoup d’entre nous, de tous âges dès qu’il s’agit de sortir son agenda pour trouver un moment pour se rencontrer, se voir, ou trouver une date pour une réunion, etc..

Imaginez pourtant : un ami, un proche vient me voir, rayonnant, prêt à m’annoncer LA nouvelle, la Bonne nouvelle qui le rend si heureux et il ne trouve personne qui ne l’écoute, personne qui lui prête attention. S’il est patient, il attendra que je sois vraiment disponible, sinon, lui seul saura que j’ai sans doute raté quelque chose.

DSC_0149Il me semble que c’est un peu la même chose aujourd’hui à la lecture de l’Évangile : Quand on comprend ce que le Christ cherche à nous dire : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle », le bon sens commun voudrait que l’on arrête tout, que l’on se pose et que l’on réagisse immédiatement tellement la « chose » semble importante, essentielle, vitale même.

C’est tout le sens de la conversion : s’arrêter et faire le point pour mieux se tourner vers le Christ. Retrouver la bonne direction à sa vie, reprendre la bonne route.

Et se convertir, c’est être le témoin rayonnant du message du Christ. Évangéliser n’est pas l’apanage de quelques-uns. C’est la mission de chacun. Avec ses talents, ses dons, là où il est. Sans prosélytisme, mais en étant ce que Dieu nous appelle à être.


Et si nous trouvions le temps dès maintenant d’être ces témoins audacieux dont l’Eglise a tant besoin aujourd’hui ?



Et le son est ici : http://www.tendanceouest.com/actualite-27901-evangeliser-cest-la-mission-de-chacun.html


vendredi 20 janvier 2012

;-)


 

Les fêtes sont passées. Mais après tout, ça 'marche' pour tous les jours de l'année.

Efficace, et belle idée !



Share The Joy. Répandez la Joie. from SHED on Vimeo.




jeudi 19 janvier 2012

D'instant-années...



Morceaux de pas grand chose.

Des bouts de papiers, chiffonnés, des mots en vrac, abimés ou usés,
Sur un carnet tout en fouillis, de brouillons organisés, d’écriture pleine et arrondie, filante et légère, trop vite posée.

Morceaux de vies, fragments d’instant-années.


Aujourd’hui, il faudrait leur en dire plus, le dire mieux. Mais je ne sais pas. Trop proches, trop là, trop près. Foutue pudeur.


Demain n’existe pas encore.
Aujourd’hui est si plein de ce qu’ils sont déjà.
.…

 




dimanche 15 janvier 2012

Chronique du jour...

 

Voilà, le temps de Noël s’éloigne. Depuis quelques jours, nous sommes entrés dans le temps liturgique qu’on appelle ordinaire.

Ordinaire ? ça voudrait donc dire qu’il ne va plus rien se passer d’extraordinaire ? Que les Évangiles n’auraient plus rien à nous dire, que du banal, du normal ? Rien de sensationnel, de remarquable ? Nous devrions donc attendre le temps du Carême, bien gentiment, bien « ordinairement » ?…

Et bien non, pas certaine que ce soit l’attitude qu’il faille adopter !

Jésus, en se retournant vers les deux disciples qui le suivent ne leur demande pas QUI cherchez-vous, mais QUE cherchez-vous ? Et c’est là que tout devient extraordinaire !

Parce que, dans cette recherche sans fin, dans cette liberté inouïe que Dieu nous laisse, le Christ pose cette question essentielle du SENS. Qu’est-ce que je veux ? Qu’est-ce que je cherche ? Quel sens vais-je donner à ma vie ? Dans le quotidien de ma vie, vais-je oser ajouter des touches d’extraordinaire, vais-je oser donner des couleurs inattendues à mes journées ? ça pourrait paraitre compliqué, orgueilleux même aussi. Pourtant, à bien y regarder, ça pourrait être si simple…

A commencer par un nouveau regard, plus doux, plus attentif, plus présent…

La Bonne Nouvelle, elle se propage aussi par une rencontre, une attention, un sourire.



 

 

Et si nous osions colorier nos vies pour que, sur nos visages, se lise la joie d’être chercheurs de Dieu...








samedi 14 janvier 2012

Echappée belle...

 

14 janvier, dès l'aube...

 

Je ne sais pas si les roses nées au plein de l’hiver
gardent pour elles cette même petite étincelle scintillante
que dépose le reflet du soleil sur le flocon de neige…




vendredi 13 janvier 2012

Prière sous la ville...

 

C’est vraiment étonnant ces fins de soirées d’aumônerie. La ville est déjà presque endormie, mais eux sont encore là, tellement heureux d’être là. Et chose inouïe, démarche insensée, ils vont rejoindre la crypte pour prier.
Il suffit d’un changement de lieu, le temps d’un escalier, pour que d’un brouhaha bruyant, se dévoile un silence doux et apaisé.
Et en un instant, le calme se fait. Quelques bougies, une musique choisie pour plonger dans cette prière qui achève notre rencontre.
Je ne peux m’empêcher de croire que ce temps leur est précieux, rare et intense tellement il est vécu facilement. De leur vie agitée, en lien permanent avec les autres, avec le monde, ils sont capables de s’arrêter, de mettre en pause le mouvement perpétuel qui voudrait les emporter comme un tourbillon, toujours plus vite, ailleurs.

DSC_0070

Je ne peux m’empêcher de penser à tous ceux qui n’imaginent même pas ce qui ce dit, ce qui se prie à quelques mètres en-dessous de chez eux.
S’ils savaient que des lycéens les entrainent à leur façon dans leur prière du soir, s’ils savaient…




dimanche 8 janvier 2012

e-toile #600

 

Le Christ est né, Dieu s’est fait Homme parmi les Hommes.
Ce matin, en écoutant Isaïe, Paul et Matthieu, c’est de joie et d’allégresse dont il est question. Le projet de Dieu s’est révélé à la face de la terre. Il nous faut l’annoncer encore et toujours.
L’annoncer, comme les mages qui ont suivi l’étoile. Sans vraiment comprendre ce qu’ils cherchaient, ils ont marché, hésité, douté aussi sans doute, ils ont marché jusqu’à l’enfant annoncé.

2000 ans plus tard, les enfants, eux, accompagnent encore jour après jour le voyage des rois mages dans la crèche. Aujourd’hui, leur périple touche à sa fin. Et tous sont là, autour de l’enfant né au fond d’une étable, bergers et mages à contempler ce tout petit nouveau-né.

A vouloir suivre l’étoile, ils auraient pu se perdre.
Mais en suivant l’étoile, c’est en pleine confiance qu’ils ont écouté Dieu.

Où est notre étoile aujourd’hui ? Que reste-t’il de notre confiance dans ce Dieu qui veut nous rejoindre ? Comment voir et entendre ce Dieu qui nous attend ?

Croire en Dieu, croire en l’Homme reste une question de confiance. Non pas une confiance aveugle et irréfléchie, mais une confiance d’amour.

Janvier, c’est l’heure des bonnes résolutions : plus de sport, moins de futilités, plus de rencontres, plus de temps, moins de dérapages…Et si la première décision à prendre était de regarder l’autre avec cette même confiance infinie que Dieu a mis en chacun d’entre nous.

 




jeudi 5 janvier 2012

Des bienfaits de là-haut...

 

 

 

…garder en mémoire la douceur et le silence de l’altitude…





dimanche 1 janvier 2012

2.0.1.2.

 

Ce matin, de ma fenêtre entre ouverte, j’ai contemplé le monde. Rien n’avait changé. Ni le ciel, ni sa lumière. Ni l’aurore, ni le souffle du temps.

Mais, ce matin, de ma fenêtre entre ouverte, j’ai entendu le doux murmure des vœux que le vent m’apportait.
Bonne année….bonne année…..bonne année….

Depuis quelques heures, les aiguilles des horloges du monde ont doucement éloigné 2011 pour laisser un peu de place à 2012.

Certains vont revoir les leurs, d’autres vont inviter les voisins, d’autres encore, vont donner de leur temps pour d’autres, quelques-uns enverront ce petit mot griffonné sur une carte, comme le signe d’une simple présence réconfortante.

Chacun espèrera le meilleur à venir pour ceux qu’il aime.

365 jours à venir. 365 jours comme autant de promesses. Le temps s’écoule, trop vite, de plus en plus vite. Rien ne l’arrêtera si ce n’est le regard que nous oserons porter à chaque nouvelle aurore.

Dieu a l’éternité pour nous regarder déployer nos vies. A chaque nouveau matin qui se lève, nous remettons au creux de ses mains, nos projets, nos prières, nos mercis, nos pardons.

Le Christ, en se faisant Homme, nous attend, nous espère, et n’en finira jamais de surprendre l’Homme tant qu’il osera se laisser surprendre.

Marie, elle, dans le silence de sa vie, a offert son oui.

Que cette année soit douce quand l’imprévu voudrait la rendre trop rude.
Que cette année soit pleine de tout ce que la Vie peut offrir de beau, de simple et de partage.
Que cette année soit riche de tous ces instants donnés dans la rencontre de l’autre.
Que cette année soit signe de l’espérance que Dieu a déposé dans le cœur des Hommes.

Belle année à chacun et à chacune.






- page 1 de 61